RENDEZ VOUS HUMANISTES santé immunité 3

Publié le par Dr André PARENT

 

semaine 3    /2021

 EXPOSE SIMPLIFIE DU SYSTEME IMMUNITAIRE

  J'ai cherché par cette photo à  résumer le rôle de nettoyage et de protection du système immunitaire

J'ai cherché par cette photo à  résumer le rôle de nettoyage et de protection du système immunitaire

  Il m'a semblé nécessaire à la compréhension de l'article que je destine aux vaccins
 de vous "imposer" ces quelques notions sur l'immunité.
  C'est fastidieux mais comme le nettoyage au deuxième ou troisième passage 
 ça devient plus clair

                                         Le système immunitaire

Initialement considéré comme un système biologique complexe fait d'éléments de reconnaissance, coordonnés afin de discriminer le "soi" du "non soi" ;dans le but de protéger l'être humain de l'intrusion d'agents extérieurs (infectieux, environnementaux).Je ne traiterai que de cette seule fonction du système immunitaire, utile pour la compréhension des vaccins visant à l'éradication des maladies infectieuses. Je signalerai simplement l'existence d'une autre implication du système immunitaire qui concerne la surveillance des tumeurs et la lutte pour maintenir l'intégrité du "soi"

  Système immunitaire inné                                                                                         

Assure une réponse rapide concernant la réduction des possibilités d’intrusion de de l’agent pathogène.

La peau empêche la pénétration de poussières, microbes, produits chimiques.

Salive, mucus aseptisent et rendent moins vulnérables les zones d’échanges que sont les muqueuses.

Des micro-organismes commensaux par compétition assurent une barrière complémentaire.

Deux types de cellules immunitaires (macrophages, cellules dendritiques), nous intéressent ici ; installées sous la peau et les muqueuses elles sont activées et mises en capacité de détecter et de détruire par ingestion (phagocytose) le pathogène. Si le système inné ne peut contenir l’infection les cellules dendritiques migrent par les canaux lymphatiques vers les ganglions lymphatiques. Durant ce trajet, elles se transforment pour être en capacité de présenter aux cellules T CD4+auxillaires des ganglions le pathogène sous forme d’antigène. Les cellules de l’immunité innée sont produites par

 Lignée myélocytaire

Responsable de la production des hématies et des plaquettes, cette lignée donne aussi naissance à des cellules impliquées dans les systèmes immunitaires.

Les neutrophiles sont des cellules du système immunitaires innées s’attaquant aux agents pathogènes et en les détruisant ; ceci peut aboutir à la destruction de la cellule elle-même avec formation de pus.

Les monocytes vont se différencier en macrophages et en cellules dendritiques installées sous la peau et les muqueuses elles sont activées et mises en capacité de détecter et de détruire par ingestion (phagocytose) le pathogène. Les macrophages sont des cellules « poubelles » La cellule dendritique permet une communication entre les cellules responsables de l’immunité innée et les cellules responsables de l’immunité adaptative que nous verrons. Citons encore les éosinophiles qui libèrent des cytokines en présence de parasite.

Système immunitaire adaptatif Il intervient plus lentement, mais il est doté d’une capacité ; d’adaptation à la nature du pathogène et d’une capacité de mémoire permettant une réponse plus rapide et efficace lors d’une deuxième rencontre avec le même microbe. L’introduction d’un pathogène déclenche l’émission par les cellules épithéliales infectées de peptides antimicrobiens et de cytokines pro inflammatoires ( interleukine 1et 6 ;interférons 1 alpha béta).Par simplification je n’aborderai que l’étude des cellules intervenant dans l’immunité adaptative qui, sera nécessaire à la compréhension des vaccins que j’étudierai dans un prochain RV humanistes Les cellules intervenant dans l’immunité adaptative comprennent :

les cellules dendritiques évoquées avec l’immunité innée.

Les cellules dérivant de la lignée lymphocytaire et divisées en lymphocytes B et lymphocytes T

Lignée lymphocytaire

Elle est de trois types.

La lignée B se différencie elle-même en Cellule à mémoire B et en plasmocytes sécrétant des anticorps Elles sont un composant majeur du système immunitaire adaptatif.

La lignée T se différencie en Cellule à mémoire T dont les fonctions sont identiques à celles des cellules à mémoire B lymphocytes Auxiliaires sécrètent des cytokines afin de stimuler les lymphocytes B lymphocytes TCD8 qui donneront les CTL (T8 cytotoxiques) qui reconnaissent les antigènes des agents pathogènes et les détruisent .

Les lymphocytes NK sont en fait les lymphocytes tueurs du système immunitaire inné. Ils détectent et détruisent les cellules infectées par virus. La lignée lymphocytaire produit aussi des cellules dendritiques

Mécanisme général de l’immunité adaptative                                                                                                     

Pour que les lymphocytes B et que lymphocytes T soient fonctionnels il faut deux signaux :

- l’un reçu directement par le lymphocyte B naïf ou le lymphocyte TCD8+naif lorsque le microbe se fixe directement sur leurs récepteurs.

-L’autre émis par le lymphocyte TCD4+helper après activation par la cellule dendritique.

 

Etape 1 Présentation de l’antigène par la cellule dendritique Dès l’intrusion du pathogène elle va être activée par les molécules émises par les cellules de l’épithélium (peptides antimicrobiens et cytokines pro-inflammatoires) .La cellule dendritique immature possède des récepteurs de reconnaissance de motif cellulaire , elle est donc capable de reconnaitre un motif moléculaire appartenant à un microbe pathogène, d’internaliser ce dernier pour le transporter par la lymphe vers un ganglion lymphatique . Durant ce transport elle coupe le microbe en 30à50 acides aminés ; elle acquière sa maturité est alors porteuse de molécules [complexe majeur d’histocompatibilité de type 2(MCH2)] lui permettant sa fixation à un lymphocyte TCD4+naïf.

 

 

Etape 2 Activation de la cellule TCD4+ auxiliaire par synapse immunologique. La communication entre cellule dendritique porteuse des informations sur le pathogène combattu et le lymphocyte TCD4 (helper) va lui permettre à ce dernier d’identifier ce pathogène, de le classer et d’organiser la meilleure façon de le combattre. Les échanges se font au moyen de différentes cytokines.

 

 

Etape 3 Activation des lymphocytes B                                                                                                            Les lymphocytes B présentent sur leur surface des récepteurs (anticorps dans le cas des lymphocytes B) où viennent s’accoler des épitopes (morceaux d’antigènes) du virus infectant. Ceci entraine leur activation et la présentation de protéines (MCH2) au lymphocyte helper qui l’identifie premier signal. Reconnaissant qu’il s’agît du même virus que celui présenté par la cellule dendritique deuxième signal, il synthétise des cytokines (principalement des interleukines IL4,5,6,10 …) pour choisir le type d’anticorps sécrétés. Le lymphocyte B naïf se transforme en plasmocyte afin de produire les anticorps.                                                                           

La mobilisation des plasmocytes est destinée préférentiellement aux infections extra cellulaires.

Des lymphocytes B dits à mémoire sont aussi crées pour être en capacité de déclencher une production rapide d’anticorps en cas de réinfection.

 

 

Etape 4 activation des lymphocytes TCD8+tueurs                                                                                      Pour les lymphocytes T le récepteur d’épitopes est appelé TCR ( T cellule récepteur) mais le mécanisme d’activation est le même mécanisme de double signal ; un signal d’identification et un signal de comparaison .Ici les cytokines sont différentes( IL 2,12 IFN gamma) et il s’agit de la transformation des lymphocytesTCD8+ en lymphocytes T tueurs CTL(cytotoxiques T lymphocytes) destinés à réaliser la lyse des cellules infectées.                                                                                                                                                           

 La mobilisation préférentielle de TCR par le T helper est choisie pour les infections intracellulaires.

Des lymphocytes T à mémoire resteront aussi en prévention de nouvelle infection.

 

Publié dans article, santé, covid

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