Les jardins du Carmel
Les Jardins du Carmel sont ouverts depuis le début de l’été et ont été inaugurés le 28 septembre 2023. Cette résidence appartient au groupe Habitat et Humanisme. Il s’agit d’une résidence intergénérationnelle et inclusive. Située dans les bâtiments de l’ancien carmel, elle est située à l’angle des rues de l’Arbre Sec et Serval (entrée principale). Elle est donc à proximité d’un arrêt de bus, d’un laboratoire médical et de commerces (Lidl et Leclerc). Cette résidence dispose aussi d’un grand parking (19 places) .
Si les bâtiments du Carmel ont été conservés, les cloisons ont été abattues et l’espace intérieur totalement réorganisé en 37 appartements (de 44 à 72 m2 soit des T2 et des T3) sur trois niveaux . Des espaces communs (une laverie avec deux lave-linge et deux sèche -linge, une cuisine et une salle de réunion) se situent au rez-de -chaussée.
Sur les 37 logements, 13 sont dédiés aux séniors, seuls ou en couple, 3 pour 6 étudiants, et 19 pour des familles monoparentales en situation de précarité (chômeurs, femmes seules avec enfants ou salariés ne bénéficiant que de revenus faibles).
En dépit de leur situation en ville, les Jardins du Carmel méritent bien leur nom: les résidents bénéficient de trois jardins, un ouvert sur la rue de l’Arbre Sec, un sur l’aile principale au centre du quadrilatère que forme le bâtiment principal, quant au troisième il est accessible par la laverie, mais situé en contrebas, il faut emprunter un escalier pour y accéder . Ce dernier fait l’objet d’un projet de jardin partagé. Des plantations, arbustes et plantes à fleurs, seront effectuées cet automne dans ces espaces.
Les locataires sont totalement indépendants pour le chauffage (chaudière à gaz), l’électricité et la consommation d’eau. Les logements sont équipés de fenêtres en PVC blanc avec double vitrage, répondant aux dernières normes en vigueur. Les appartements sont livrés nus à l’exception d’un évier (2 bacs) d’un demi meuble sous évier pour permettre l’accès aux personnes à mobilité réduite et d’un meuble haut (2 portes). Des emplacements de placards sont prévus , mais équipés uniquement d’une tringle. Si le sol de la cuisine et des pièces d’eau est en carrelage, les autres pièces ont un parquet clair pour un résultat plus chaleureux. Les toilettes (taille du local et hauteur du siège) et la salle d’eau sont parfaitement adaptées aux personnes en fauteuil ou avec un déambulateur (largeur des portes, absences de seuil), hauteur du lavabo. Pour éviter les projections d’eau, les douches à l’italienne sont munies de deux demi-portes ouvrant vers l’intérieur de la pièce et d’un rideau coulissant. Deux petits regrets sur ces aménagements : les nombreuses prises électriques sont toutes au niveau des plinthes et les portes d’entrée n’ont pas de “juda”.
Ces logements sont en PLAI ou PLAI plus. Si les loyers sont plafonnés (entre 380 et 500 euros, à vérifier : la personne qui m’a fourni le renseignement n’était pas sûre des chiffres), les conditions de revenus le sont aussi. Des aides financières peuvent être obtenues, comme pour tout béguinage. Les conditions d’accueil sont celles de tout béguinage : il s’agit de séniors, isolés ou en couple, bénéficiant de conditions de santé correctes (en rapport avec leur âge). Un plus non négligeable, les animaux de compagnie (chat ou chien de taille raisonnable) sont autorisés après rencontre de l’animal avec l’hôtesse. Les résidents préparent leur repas ou se les font livrer et peuvent recourir à des aides à la vie courante (ménage).
Des activités communes (jeux, tricots … repas) seront mises en place ultérieurement. Delphine Grasshoff, responsable de la résidence, est présente du lundi au vendredi de 9 à 12 h et de 14 à 18h. Elle assure la tranquillité de la résidence (entretien avec les candidats (étudiants par exemple) avant leur admission, éventuellement réception des plaintes et recadrage si nécessaire. Les étudiants ne sont pas encore emménagés.
Je n’ai pas pu visiter de logement occupé par des séniors (pour respecter leur intimité) , mais j’ai parlé avec un résident, rencontré fortuitement, à l’occasion de la sortie de son chien. Il ne regrette absolument pas son choix, “d’autant qu’il a pu conserver son chien” sic. Il avait participé le matin au montage d’un barnum prévu pour l’inauguration et était “très heureux de s’être rendu utile” À une aide ménagère, chargé de l’entretien des parties communes, qui lui demandait s’il n’était pas trop fatigué, il a répondu qu’il” n’en dormirait que mieux le soir”.
Actuellement l’impression est très favorable, il faudra voir à l’usage les effets de la cohabitation.
Je remercie Madame Grasshoff qui a répondu à mes questions alors que je n’avais pas rendez-vous et que l’inauguration avait lieu le soir même (à 18 H)